POURQUOI UN PROGRAMME NATIONAL DE DÉPISTAGE DU CANCER COLORECTAL

→ Le cancer colorectal (du gros intestin et du rectum) est fréquent, surtout après 50 ans.
La prépondérance masculine est nette, en Corrèze comme au niveau national.
95% des cas surviennent après 50 ans, le dépistage organisé commence donc à 50 ans.


Cliquer ici pour voir le graphique nombre de nouveaux cas en 2012 selon âge et sexe 

Ce cancer est grave, d’autant qu’il est souvent diagnostiqué à un stade déjà évolué.
Il est bien plus facile à soigner et bien plus souvent guéri s'il est dépisté très précocement, avant l'apparition des symptômes d'alerte (troubles digestifs, anomalies du transit intestinal, anémie, altération de l'état général ...)
Encore mieux, on peut éviter sa survenue si l'on dépiste et traite les lésions intestinales très fréquentes que sont les POLYPES (présents chez au moins un tiers de la population de 65 ans) car certains de ces polypes vont grossir, se modifier en polypes adénomateux qui sont des lésions précancéreuses, on parle d'adénomes avancés, pouvant évoluer à bas bruit vers le cancer

Cliquer ici pour voir les schémas concernant l'évolution polype - cancer

→ Le nombre de nouveaux cas par an - on parle d'incidence - est élevé, plaçant le cancer colorectal au 3ème rang des cancers les plus fréquents après prostate et sein.  
Chez la femme, il est  au  2ème rang après le cancer du sein, chez l'homme au 3ème rang après le cancer du poumon et le cancer de la prostate.
On compte en France plus de 42 000 nouveaux cas par an (18 900 chez les femmes et 23 200 chez les hommes)

Cliquer ici pour voir les schémas concernant l'incidence des cancers 


→ Le nombre de décès secondaires à ce cancer est de plus de 17 500 par an.
C'est la 2ème cause de décès par cancer en France après le cancer du poumon.
C'est un cancer grave dont le taux de survie globale, tous stades confondus, est de seulement 56% dans un délai de 5 ans après le diagnostic et de 50% dans un délai de10 ans après le diagnostic



Le pronostic de la maladie dépend étroitement du stade de découverte
Sur 100 malades présentant un cancer au stade 1, localisé à seulement une partie de l'épaisseur de la paroi de l'intestin, sans atteinte des ganglions, et sans métastase (atteinte d'un organe distant, le plus souvent foie, poumon ou cerveau), 95 seront en vie et sans séquelles majeures au bout de 5 ans et encore 90 au bout de 12 ans. Le taux de survie relative est donc de plus de 90% à ce stade.
L'évolution est un peu moins favorable si toute la paroi est atteinte mais elle est  beaucoup plus grave dès qu'il y a envahissement des ganglions (taux  moyen de survie à 5 ans de 70 %) et surtout s’il y a des métastases (taux moyen de survie à 5 ans de 13%)
Si, à l’analyse d’un polype, on découvre un cancer limité à une seule couche de la paroi intestinale, on parle de cancer in situ ou intra muqueux. Le taux de survie est de 100% pour ces cancers in situ qui représentent 28% des cancers du dépistage.

Le plus souvent, le gastroentérologue peut faire l'ablation du polype lors de la coloscopie. Une intervention chirurgicale est rarement nécessaire, sauf si très gros polype ou si problème particulier.
Si un cancer est dépisté à un stade précoce de bon pronostic, il y aura une intervention chirurgicale le plus souvent mais il n’y aura pas de traitement complémentaire par radio ou chimiothérapie. Pour les cancers du rectum, la prise en charge thérapeutique est particulière, fonction de la localisation.


Cliquer ici pour voir les schémas concernant le pronostic en fonction du stade 

Le dépistage du cancer colorectal à un stade précoce est d’une importance absolument capitale aussi bien pour le traitement que pour l'évolution et pour le pronostic.

L’Institut du Cancer indique qu’avec un taux de participation au dépistage de 50 à 60 % et avec un taux de réalisation de coloscopie de 85 à 90% après dépistage positif, la mortalité par cancer colorectal sera diminuée de 15%
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