POURQUOI UN PROGRAMME NATIONAL DE DÉPISTAGE DU CANCER COLORECTAL

Le cancer colorectal (du gros intestin et du rectum) est fréquent, surtout après 50 ans.

Il est grave et souvent diagnostiqué à un stade déjà évolué si on attend les signes cliniques.
Il est bien plus facile à soigner et bien mieux guéri s'il est dépisté très précocement, bien avant les signes cliniques

Encore mieux, on peut éviter sa survenue si l'on dépiste et traite les lésions intestinales très fréquentes que sont les POLYPES (présents chez au moins un tiers de la population de 65 ans) car certains de ces polypes vont grossir, se modifier en polypes adénomateux qui peuvent être des lésions précancéreuses et évoluer à bas bruit vers le cancer.

→ Le nombre de nouveaux cas par an - on parle d'incidence - est élevé, plaçant ce cancer au 3ème rang après le cancer de la prostate et le cancer du sein.
En 2005, ont été découverts 37 500 nouveaux cas en France. Les estimations pour 2011 sont de 40 500 (21 300 hommes et 19 200 femmes)

→ Le nombre de décès secondaires à ce cancer était en 2005 de 16 865 en France.
L'estimation pour 2011 est de plus de 17 500.
C'est la 2ème cause de décès par cancer en France après le cancer du poumon.


Le pronostic de la maladie dépend étroitement du stade de découverte
On parle de taux de survie à 5 ans et à 12 ans : sur 100 malades présentant un cancer au stade 1, localisé à seulement une partie de l'épaisseur de la paroi de l'intestin, sans atteinte des ganglions, et sans métastase (atteinte d'un organe distant, le plus souvent foie, poumon ou cerveau), 95 seront en vie et sans séquelles majeures au bout de 5 ans et encore 90 au bout de 12 ans.
L'évolution est moins favorable si toute la paroi est atteinte et beaucoup plus grave dès qu'il y a envahissement des ganglions et surtout métastases.
Si, à l’analyse d’un polype, on découvre un cancer limité à une seule couche de la paroi intestinale, on parle de cancer in situ ou intra-muqueux, la guérison est de 100% avec ablation lors de la coloscopie par le gastroentérologue. Une intervention chirurgicale est rarement nécessaire, sauf si très pros polype ou si problème particulier. Il n’y a pas de traitement complémentaire par radio ou chimiothérapie.

L'importance du dépistage précoce dans la prise en charge et l'évolution est absolument capitale.  
 
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