LES RÉSULTATS DU DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN EN CORRÈZE
LA PARTICIPATION EN CORRÈZE

Chaque année, le nombre d’invitations est de l’ordre de 20 000, le nombre de mammographies de 11 500 en moyenne.

L’évaluation nationale de la participation au dépistage repose sur le taux suivant : nombre  de mammographies effectuées rapporté au chiffre estimé par l’INSEE de la population concernée sur une même période.

L’objectif est d’atteindre 70% de participation dans le cadre du dépistage organisé. Cet objectif a été établi en tenant compte de l’existence en France, à côté du dépistage organisé, d’un dépistage individuel (mammographies sur prescription médicale sans répondre aux courriers des structures de gestion) qui concernerait 10 à 15% des dépistages.

Dans le cadre du dépistage organisé, ce taux de participation en 2012 est en Corrèze de 62,1% et en France de 52,7% pour la moyenne nationale.En 2013, il est de 58,7 % en Corrèze pour une moyenne nationale de 51,6%
et en 2014, il est de 58,20%

Une campagne de dépistage durant 2 ans, il est préférable de donner le taux de participation sur 2 ans    Le taux de participation sur 2 ans en CORREZE est passé  de 55% pour 2004-2005 à 60,5% pour 2010-2011 (19ème rang des départements) et à 60,4% pour 2011-2012 (22ème rang des départements).
Il est le même pour 2012-2013, à 60,4% au 20ème rang des départements.
En 2013-2014, il est de 58,5%. Les données des dernières années montrent une tendance à la baisse des taux de participation , tant au niveau local que national

Le taux d’activité est  le nombre de mammographies effectuées rapporté au nombre d’invitations envoyées par l’ADCCO sur une même période.
Plus élevé que le taux de participation, il est  65,75% en 2012.
 
Ce taux qui représente bien l’adhésion au dépistage organisé est variable selon les cantons.
Plus de 96% des dépistages sont réalisés en Corrèze.  Les centres de radiologie corréziens se situent à Brive, Tulle et Ussel. La participation est plus élevée le long de cet axe longeant l’A 89.

Peut-on en conclure que le principal frein au dépistage est l’éloignement des centres de radiologie ?  Cet argument est souvent évoqué, mais n’est assurément pas la seule raison … aider au déplacement ne suffit pas pour augmenter la participation.

Nous avons pris contact d’octobre 2012 à mars 2013 avec 700 non participantes au dépistage organisé, qui n’avaient pas répondu à nos courriers depuis au moins 3 campagnes successives, résidant dans les 8 cantons du Nord Est du département composant le territoire du contrat local de santé mis en place par l’Agence Régionale de Santé. Nous avons proposé de façon individuelle et personnalisée information, écoute, rencontre et prise en charge complète  du déplacement domicile-centre de radiologie. Nous avons eu 15% de réponses dont 57 confirmations de refus définitif, le plus souvent sans motif exprimé. 24 mammographies ont été réalisées… Mais nous n’avons eu aucune demande de transport


Comment atteindre l'objectif national d'un taux de participation de 70% ?

Convaincre de l'intérêt du dépistage organisé celles qui font des mammographies en dépistage individuel sans répondre aux courriers de l'ADCCO…
Elles garderont leur radiologue et leurs habitudes…
Mais elles respecteront mieux le rythme recommandé car elles seront invitées tous les 2 ans (on oublie facilement la date car 2 ans passent vite…) ;
Et surtout elles bénéficieront de la 2ème lecture des clichés qui augmente l'efficacité du dépistage.
 
Encore plus important serait de faire bénéficier du dépistage toutes celles qui ne font jamais de mammographie : pour les informer, pour connaître leurs raisons (peur de savoir, négligence, fatalisme, difficultés personnelles ou matérielles, refus de la mammographie …) et y répondre, il faut parvenir à communiquer !

Répondez aux courriers, l'ADCCO est à votre écoute et disponible pour une prise de contact personnalisée.


LES CANCERS DÉPISTÉS EN CORRÈZE

Les taux de cancers dépistés chaque année sont un peu plus élevés que la moyenne nationale, sauf en 2013 où il est de 6,4 cancers dépistés pour 1000 dépistages.En 2014, il est de 7,5. Le taux moyen sur 11 ans de dépistage en Corrèze est de 7,5 pour 1000.


→ Les cancers dépistés dans les suites de la 2ème lecture des mammographies représentent 6,7% de l'ensemble des cancers dépistés.

Du début du dépistage organisé en 2003 jusqu’à fin 2013, 7% des cancers ont été dépistés  grâce à la 2ème lecture des mammographies, soit dans les suites immédiates soit, plus souvent, dans un délai de quelques mois à l’issue d’une surveillance.

Les cancers du dépistage et leur pronostic

Les cancers in situ ou intracanalaires sont des cancers qui sont restés localisés à l’intérieur des petits canaux du sein, aucun signe clinique ne permet de les déceler. Ils ne donneront ni envahissement ganglionnaire ni métastase. Mais s’ils sont étendus, ils nécessiteront une chirurgie d’ablation de tout le sein. Les normes européennes sont de 15 à 20% de l’ensemble des cancers dépistés, proportion retrouvée en CORREZE.

Les cancers invasifs ont infiltré la glande mammaire.
  • 4 cancers dépistés sur 10 ont une taille de moins de 10mm et un cancer de moins de 10 mm n’est pas décelable ou très rarement à l’examen clinique
  • Plus de 7 sur 10 sont sans envahissement des ganglions et traitement et  pronostic sont étroitement lié à ces caractéristiques essentielles
La précocité du stade de découverte est très importante pour la suite,  taille et envahissement ganglionnaire sont deux des facteurs qui conditionnent la décision de recourir ou non à une chimiothérapie en complément de la chirurgie et de la radiothérapie.

Avant l'intervention, le repérage et l'étude du « ganglion sentinelle » montrent s'il y a ou non un envahissement ganglionnaire. Cette technique permet d'éviter une chirurgie plus lourde comportant un curage ganglionnaire (au niveau de l'aisselle et descendant vers le bras) dans tous les cas où ce ganglion relai est indemne.

Mais elle ne se pratique que si le stade de découverte est précoce … ce qui est le plus souvent le cas dans le dépistage organisé. Une tumeur de plus grande taille avec des ganglions suspects palpables nécessite bien évidemment un curage ganglionnaire d'emblée qui parfois peut laisser des séquelles au niveau du bras.


En fonction de leurs caractéristiques, il est possible de les classer schématiquement les cancers dépistés en 2 groupes de pronostic différent : bon ou très bon pronostic et pronostic plus réservé du fait de l’existence d’au moins un critère péjoratif.

Plus de la moitié des cancers invasifs dépistés sont de bon pronostic.

Les avancées de la recherche et de la thérapeutique avec des protocoles de prise en charge de plus en plus individualisés permettent d’espérer d’importants progrès dans les années à venir et une augmentation du taux de guérison.

 
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